Sans condition

Olivier Harlingue, Sans condition. Blanchot, la littérature, la philosophie, Paris, L'Harmattan Nous les sans-philosophie, 2009

Blanchot et la philosophie ? Blanchot sans la philosophie ?
Pour faire droit à ces questions, un dispositif théorique qui répond essentiellement à une exigence, une méthode et un objectif.

L'exigence : considérer Blanchot en lui-même et pour lui-même, c'est-à-dire comme un absolu. De Faux pas à L'Ecriture du désastre, selon une approche essentiellement monographique, il faudra donc ne pas craindre de s'enfermer littéralement dans l'intégralité du cheminement critique et théorique de Blanchot

La méthode : en intensifiant un certain souci phénoménologique déjà présent chez Blanchot, il s'agira, en partant de la question de la présence de la littérature, d'enchaîner les réductions aux réductions ; et cela tant pour reposer la question du rapport de la littérature et de la philosophie que pour parvenir à dégager réellement l'écriture elle-même de toutes les conditions possibles, littéraires ou philosophiques.

L'objectif : en affirmant donc l'écriture sans condition, par le dépouillement sans réserve de toute pensée, il importera aussi, et avant tout, de décrire une rupture enfin réelle, c'est-à-dire non plus seulement transformatrice mais radicalement a-plastique et non dialectique.