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Derrida et Laruelle

jerome Ramond, 28/03/2007

Derrida et Laruelle
1.1 : Déconstruire la représentation et surtout la représentativité - ce en quoi Derrida et Laruelle sont proches et pour cette rare fois unis (protestant juif ou juif protestant ?) - n’est-ce pas - dans les dérivées conceptuelles de la région Politique - constituer la théorie agissante d’une critique du parlementarisme ?
Nos représentants politiques, qui nous représentent aux parlements, seraient ici atteints dans leur essence d’une impossibilité à représenter. Fondamentalement, viscéralement, puisque la représentation oublie ou masque le réel : est cet oubli ou ce masque : etc... Soit que ces représentants politiques ne représentent finalement - comme tout les organismes vivants - que leurs intérêts propres (sordides ou enfin libérés), selon Nietzsche ; soit qu’ils ne représentent finalement - comme tout les êtres mondains - que les intérêts de leurs classes sociales d’existence, selon Marx.
1.2 : A moins que la Politique ne soit ce non-ensemble sans unité (réelle ni même transcendantale) qui ne répond qu’aux lois de l’ordinaire humain, mais singulier et identifié, qui ferait agir en dernière-instance aux tables de la démocratie ? A moins qu’elle ne représente par ces assemblées une espérance (transcendance non-thétique) d’harmonie, rendue réelle par la transcendance de l’immanence individuale clairement affirmée ? Une incarnation, une finitude humaine :
De type christique par exemple (j’ai moi-même été suffisamment crucifié sur cette croix unique à double branche, dite de Saint-André), mais que je préfèrerai largement et plus simplement, naïvement je l’accorde) dire sociale-démocrate ? Ce qui expliquerait aussi bien ces attaques de gauche et de droite contre la philosophie « laruellienne »... En d’autres termes, le point de non-retour s’affirme entre démocrates et fachos (de gauche comme de droite), et ce n’est certes pas le recours au messianisme qui éclaircirait ce point. Aussi bien la théorie des identités me suffit-elle habituellement pour affirmer cette décision - quand on me demande qui je suis - plutôt même que non-philosophe voir philosophe messianique.
1.3 : Mais qu’en est-il alors de la critique de la représentation ?
Peut-on représenter (comme on dirait pour un sujet du BAC) ?



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