Q, R, S, T, U, V


 

REDUCTION

AU-DELA DU PRINCIPE DE POUVOIR
16O - la R. matérialiste-machinique implique la suspension de toutes les formes d’unité ou d’identité grégaire ou statistique
275 - la thèse du renversement et de ses événements textuels spéculaires est donc clivée, intérieurement refendue - cette suspension qui arrache le logos et le signifiant à la forme de l’ego et à la transcendance phénoménologique, on l’appellera une ‘surréduction’ (tdt, elle aussi) pour la distinguer de la réduction tdt ‘égologique’
281 - cf. intentionnalité
286 - il semble que la répétition comme dispositif présuppose moins la ‘thèse’ (par exemple le caractère objectivant de l’intentionnalité) que l’’identité’ cad l’origine de la thèse ou sa fondation dans un ego donnant lieu à une réduction, comme matrice de l’état de chose logocentrique - cad que la double inscription présupose la possibilité d’une répétition restreinte qui est une réflexion ou une réduction (ensemble du dispositif thèse-identité) comme étant la ‘vrai’ origine du logos -

 

REFERENT

MACHINES TEXTUELLES
97 - dans la déconstruction, le R. est réputé ‘logocentrique’ et identifié au ‘signifié transcendantal qui garantit et borde le discours - il a même une ‘valeur de référent’ octroyée par le discours (qui l’a donc ‘déconstruit’) avant même que celui-ci ne soit déconstruit à son tour
1O1 - la déconstruction ne nie pas le R. (ou le signifié) mais le produit à titre d’’effet de référence’ (donc pas seulement un effet ‘du’ signifié’) - d’où la necessité de ne pas confondre la suspension des ‘propiétés ontiques’ du référent avec le sens de présence de ce R. qui, lui, entre comme clivé et re-fendu dans la textualité où il s’inverse en effet-de-référence, et permet d’éviter la réduction formalisante au signifiant - une topologie transcendantale (où les termes ne sont plus en rapport qu’avec la différance elle-même, lui ‘tournant’ autour) plutôt qu’une esthétique tdt dont la phénoménologie du discours n’a jamais pu s’abstraire - le procès de déconstruction produit ou engendre sa propre ‘référance’ - c’est, si l’on veut, l’élément tdt ‘objectif’ de la textualité

 

REPETITION

MACHINES TEXTUELLES
cf. transcendantal, différance
118 - cf. effet - la répétition ‘de’ l’identique est autre chose qu’une duplication, c’est une ré-plication (4 plis?) qui se fait ‘depuis’ la trace
145 - la fracture est ce qui ne ‘revient’ pas à l’identique, mais au ‘même’, conservé ou plutôt produit par neutralisation, non par relève, comme le Corps textual a-signifiant qui  se dit du différand - c’est donc la répétition qui fonctionne comme le même, re-marquage qui est un processus de sur-marquage infini - les traces textuelles viennent donc ‘remplir’ (simulacre de recouvrement) le même ou la généralité de la re-(pétition), son intention comme (ré)-pétition - nous proposons de ne plus comprendre, à la limite, la répétition à partir de la ré-inscription, ou la généralité de la dissémination (qui n’est que syntaxe pure), mais l’inverse
151 - la répétition...ou la quarte : le mouvement d’écriture passe ou ‘saute’ d’une binarité  directement à une autre qui se dédouble de la ‘première’ (qui n’a jamais été première) - le 4 ne peut excéder les 1,2,3 que parce que, loin de venir après eux, il les a déjà doublés
161 - si la ré-(pétition) double et excède le renversement, c’est qu’elle est une synthèse de clivage et de refente qui transforme les effets structuraux du renversement pour les re-distribuer ‘en même temps’ qu’ils sont produits
207 - pour répéter le rapport de la factualité logocentrique et de la répétition, pour concevoir en vertu de quel fonctionnement de celle-ci elles ne se contredisent pas, il faut supposer que la répétition pure (à la limite) se ‘schématise’ dans la temporalité exotérique
270 - s’il y a un ‘miroir’ quelque part dans le dispositif de la répétition (l’image réactive, négative, renversée), il est plutôt du côté du renversement, non de la répétition elle-même : ce modèle facile est précisément un effet de miroir - en réalité c’est le miroir du renversement lui-même, cad la structure spéculaire des des événements qui s’y jouent qui sont eux-mêmes dédoublés, intérieurement fracturés (suite à cf. réduction)

 

RESISTANCE

NIETZSCHE CONTRE HEIDEGGER
58 - le Maître ne se confond pas avec le discours ou le signifiant qui sont des moyens des forces, mais, comme le Rebelle, avec un certain ‘rapport’ (de pouvoir :cf.) au discours - ‘d’emblée’ il faut penser la possibilité de la maîtrise comme pouvoir, et même essentiellement pouvoir de l’Autre - explication : on a défini la Résistance comme l’objet et comme l’effet d’un geste dé-doublé : renversement (révolution au sens vulgaire) et ré-inscription (subversion de la maîtrise subsistant dans toute révolution) - ré-inscription veut donc dire c’est le Rebelle qui rapporte la maîtrise à son essence authentique (essance) de pouvoir (et non l’image du pouvoir, qui est la maîtrise, où il se perd) - le Rebelle est in-différant à la Maîtrise : degré zéro du pouvoir, mort du Maître - le Maître est peut-être la mort, fût-ce comme pulsion de mort, mais tout se retourne d’ailleurs et c’est le Rebelle qui apporte la mort à la mort - on ne confondra pas ce degré zéro d’un universel partiel ou minoritaire qui est la mort interne de la maîtrise, avec l’universelle castration qui est un universel de domination - VP = puissance n du pouvoir dont toute forme inclut un degré zéro, soit un anti-pouvoir, bien éloigné d’une ‘volonté de pouvoir’ au sens vulgaire qui est la vraie volonté (de) violence faisant le fond de la pensée occidentale (capitaliste, en dernière instance) -
AU-DELA DU PRINCIPE DE POUVOIR
18 - l’au-delà du principe de pouvoir’ c’est l’objet (r), comme Résistance et Révolution, face minoritaire (du) d’im?pouvoir = multiplicités non micropolitiques mais ‘fractionnelles’ (cf. machinique)
3O - principe de Pouvoir = réalité et théorie du pouvoir dominant-fascisant - ‘au-delà” de ce principe = réalité et théorie de l’objet (r)
43 - le quart-ordre de la résistance, au-delà de la dualité imaginaire et de la trinité symbolique, des machines réelles-imaginaires (techniques), des machines à régime symbolique et à moteur formel (Forme du phallus comme absence), des machines à régime dialectique et à moteur négatif (contradiction des classes) - ni totalité-substance, ni forme transcendantale ‘a priori’, ni Forme métaphysique ou essence : c’est une pure syntaxe de contiguïté, un schème sans signification, désignation, signifiance ou figure...
47 - la R. cesse d’être un événement ponctuel pour devenir un processus, un principe de l’histoire
146 - la ‘quad(r)uplicité de l’anti-politique - l’anti?pouvoir, comme processus ou corrélation de Résistance et de Révolution, est l’élément transcendantal-immanent au pouvoir dominant

 

REVOLUTION

AU-DELA DU PRINCIPE DE POUVOIR
37 - les critères de la R. sont transcendantaux mais justement pas ‘a priori’, ils sont immanents au processus de production libidinale du pouvoir - ≠ la R. marxiste qui est, avec l’Etat et quelques autres fétiches, l’une des grandes tecnhologies de l’asservissement moderne - par Révolution-processus, nous entendons une potentialisation de la Résistance (cf.), cad l’un des deux processus d’investissement des corps politiques (le 2ème, la dépotentialisation, est la Fascisation, mais potentialisation de la Maîtrise ), mais non un ‘effet’ de la résistance
39 - la R. comme ‘historial’
50 - les R. tombent partiellement sous le principe de Pouvoir, dont elles ne sont que de fausses exeptions et même des confirmations, et appartiennent partiellemnt à son Au-delà : c’est leur part ‘productive’ et ‘résistante’ - le critère ou la ‘voix’ R. ne passe pas en extention entre un événement et un autre, mais intensivement/frationnellement au travers tout organe fractionnel de pouvoir
53 - ne se trouve que là où elle n’est pas cherchée - n’est pas donnée, ni une ‘situation’ - elle est manquée là où elle est posée
296 - = processus des investissements matériels qui ont pour unique objet le Continent politique

 

SCIENCE

LE DECLIN DE L’ECRITURE
63 - si l’écart entre infra et superstructure (marxisme) devient une différance, on ne peut plus opposer les deux séries parallèles de la science et de l’idéologie - il faut intensifier ces deux catérories
71 - possibilité, caractéristique du MM, de s’investir dans une science (au lieu de se ‘fonder’, à la manière idéaliste, sur une philosophie) (cf. vérité)

 

SENS

AU-DELA DU PRINCIPE DE POUVOIR
118 - trop longtemps connu comme ‘signification’ idéale et méconnu comme fonctionnement ou comme ‘machinique’ - ‘sens-d’être’ = fonctionnement d’une opération, d’un concept ou d’un signe dans son rapport au procès de production politico-libidinale - le sens n’est rien d’autre qu’un ‘rapport’, plus précisément un rapport unilatéral à-l’Autre
151 - sa nature est à la fois d’être réprimé, normalisé sous la signification, et de résister - il est anti?politique, ce n’est donc pas un terme, il se confond avec son rapport de répulsion à la signification, c’est une limite de résistance à l’extension de ses formes culturelles sédimentées - ses techniques : longer cette frontière d’accolement qui suit à la trace l’objet(r)
169 - le sens, moins que jamais, est une propriété subsistante des états-de-choses - il est l’’inconscient’ politique de la pensée, l’inconscient spécifique de l’herméneutique générale - c’est l’élément d’idéalité (mais immanente et fluante) de la production politico-libidinale - c’est le rapport interne d’association, ou la corrélation du pouvoir comme flux de libido et de son objet fractionnel - procès de sens (machinique-matériel) ≠ proçès de signification (linguistique-formel) ≠ discursivité (judicative)
173 - le sens ne devient une signification que lorqu’il est ‘donné’ dans le milieu de la transcendance où il remplit des fonctions dominantes - toujours la même confusion de la production du sens avec sa reproduction, la réflexion vicieuse de don ‘explicitation’ dans sa ‘compréhension’ - le symptôme de cette confusion : voulant définir le statut de l’’acquis préalable’, Heidegger avance les problèmes du passage de l’implicite à l’explicite ; effet de cette confusion : la production proprement dite de sens (les ‘noèmes’ fractionnels ou sens-d’(être)) est comprise comme ‘donation’, et donation d’un sens global, d’une unité (implicite) de sens - il suffit de subordonner la production d’explicitation = d’inscription ou de reproduction à la production proprement dite, pour apercevoir que le ‘comme-tel’ (ou sens d’être d’un objet) n’est pas le déploiement d’un ‘donné’
189 - l’immanence du sens signifie que la libido transcende sans cesse à la fois vers de nouvelles coupures internes (sens) et vers des effets externes (signifiant/signifié) depuis d’autres effets qu’elle abandonne dans le mouvement de leur refente
200 - le sens machinique est le ‘refoulement primaire’ de toutes les espèces de la signification comme de la prédication, leur degré zéro
202 - le ‘comme-tel’ ou ‘en-tant-que’ (als) est un concept fondamental de l’herméneutique pour désigner ce qui contient le sens d’un étant ou son être - Heidegger y subordonne justement les valeurs langagières (donc à l’anté-prédicatif), mais réduit l’’en-tant-que’ originel à une existantial herméneutique (même si par ailleurs il le distingue avec raison de l’en-tant-que apophantique de l’énoncé) - d’où la nécessité d’un ‘comme-tel’ anti?prédicatif, pour que le discours dérive du sens (mais encore faut-il ne pas réduire le sens)
240 - ne pas confondre sens et fonction - le sens machinique est le rapport (il est ce rapport) qui contraint un organe de pouvoir et le détermine depuis l’objet (r) à remplir telle fonction
246 - ou encore : le sens est le rapport de la signification (signifiante ou prédicative) aux syntaxes machinique
249 - mais il n’est pas la signification, même s’il a été conçu comme son double idéologique, sa duplication du côté de l’objet spécifique et de la référence du discours
265 - arracher le sens à 1° la linguistique (le sens comme connotation),2° la pratique (le sens comme usage),3° la théorie du jugement (le sens comme prédication)

 

SIGNE

MACHINES TEXTUELLES
28 - les signes sur lesquels travaille le déconstructeur sont plus ‘actuels’ que présents (symptômes) - ce sont d’abord des signes du passé qui porte l’inscription de l’avenir ‘en forme de danger absolu’
55 - prévalence des signes et de ses ressources, mais à conditions de le découdre et le ré-inscrire lui-même dans la généralité de l’écriture (cf. système)
68 - cf. déconstruction - les moyens ‘synthétiques’ de la D. contre les idéologies de la rupture et de la coupure spécifique par le signifiant - signifiant/signifié, arbitraire et motivation doivent rester solidaires dans le repérage du signe ou du concept déconstruit ‘comme’ logos, cad système ‘représentant’ le logos dans son entier - si le signifiant seul, cad une face de ce système, se ‘révolte’, il ne fait qu’exprimer le désir propre du logos  qui n’attend que cela pour poser le signifiant en instance (voire en signifié) - donc aux découpages externes et topographiques, il faut substituer des limitations internes ou ‘topologiques’ - autrement dit, la différance n’est pas du côté du signifiant (même si elle l’active d’abord) et la présence du côté du signifié, la différance est du côté du signe entier repéré comme logos et forcément réinscrit - le signe est d’une part le résultat de l’opposition signifiant/signifié (= logos))(1), mais se superposant au logos il ‘n’est plus’ logos puisqu’il le double le dif-fère, mais une ‘fausse’ totalité différantiale(2), enfin il s’identifie à la trace en tant que ces deux premiers signes se ‘rejoignent’ ou plutôt se font signe? sans pouvoir signifier, ‘signer’ quoi que ce soit
86 - cf. concept - toute marque est  “malheureuse” et déchirée par une ‘passion’ supérieure à celle de la polysémie : la passion disséminante, la ‘patience’ de la marque plutôt que l’endurance de la pensée - ce qui est intérieurement fracturé, c’est cette unité des dimensions du signe, la présence en tant qu’elle prétend être cette clôture - si la présence était identidiée à ce qu’on appelle un peu vite le signifié, alors la thèse de l’arbitraire suffirait à régler le problème sous les conditions de son élaboration structurale
246 - l’effet désirant du signe ou de la marque ‘pépétition’ dans sa généralité, c’est de rendre indissociables les motifs ou les signes du ‘signe’ et de la ‘répétition’ : le signe ‘répétition’ est ce qui répète ou clive le signe ‘signe’ - si la répétition doit être relayée par une théorie de la répétition, il faudra donc (mais c’est le point de vue de la D.) que la théorie de la répétition s’effectue malgré tout comme répétition dans une théorie-pratique textuelle de la répétition - ce qui veut dire que les machines désirantes peuvent toujours être effectuées comme dé-signantes, à condition d’être arrachées au mode de désignation linguistique pour être rapportées au Corps plein a-signifiant (sinon a-textuel, ici) -
249 - purement différantial,le signe ne se signe pas pour se sanctifier, il se signe pour se dé-signer, et s’as-signer à lui-même à travers sa dé-signation incluse - le signe signe comme la pensée pense (ce qui revient au ‘même’, mais pas à l’identique)
276 - seul un théologien peut vouloir la damnation définitive d’un signe....
LE DECLIN DE L’ECRITURE
1O5 - à la pointe d’alacrité du désir où il est reversé au Corps a-textuel, un signe ne représente plus rien pour un autre signe : ni un signifié ni même un sujet (lacan) - non parce que le sujet n’est pas en cause, mais parce qu’il ne s’agit plus d’un rapport de représentation
AU-DELA DU PRINCIPE DE POUVOIR
238 - la sémiotique nietzschéenne ne porte pas sur des signes en dernière instance, mais sur des pouvoirs fractionnels fonctionnant éventuellement comme signes (cf. symptôme)

 

SIGNIFIANT

MACHINES TEXTUELLES
8O - la déconstruction procède d’abord en une généralisation du rapport Sa/Sé en rapport Sa/Sa, signifiant de signifiant - le S. commence aisni à forcer sa réclusion dans la secondarité lorsqu’il s’ouvre indéfiniment comme chaîne de suppléments-de-supplément et que le signifié est à son tour rabattu sur cet ordre et entre dans la chaîne - généralisation par où le signifiant devient une espèce de l’’écriture’, vient se placer à l’’origine’ de tout langage (‘inscription’) - mais on ne peut confondre cette généralité de l’écriture de signifiant avec la généralité de la trace ‘proprement dite’, de la machine textuale a-signifiante - ce serait arrêter le mouvement de sa syntaxe générale et le fermer sur une nouvelle instance déterminante qui serait la supplémentarité structurale - la généralisation propre  à la substitution signifiante est irrémédiablement logocentrique de part en part, malgré ses effets de dislocation, parce qu’elle résulte d’un traitement unique et simple du signe, fondé sur la thèse généralisée de son arbitraire
170 - la relance signifiante et l’effondrement du centre, ce sont d’abord des évènement logocentriques de rébellion du signifiant - et au lieu d’être eux-mêmes déconstruits, ils sont immédiatement confrontés au jeu du ini et de l’infini, par une extension paléonymique sans travail : cf. chez Deleuze, rédemption de la structure par les paradoxes de l’infini dans le fini, ce qui se dit en termes de ‘champ’, de ‘jeu’... - maleureusement le texte inscrit ne conclut pas directement de la relance signifiante généralisée à l’affirmation de la trace - celles-ci ne doivent d’ailleurs pas être opposées mais ‘articulées’ comme le ‘négatif’ et l’’affirmatif’ (≠ positif) - mais cette articulation ne procède pas par ré-inscription de l’ordre du signifiant : elle marque le saut, la distance entre l’une et l’autre, mais ce saut n’est qu’une manière neutre de réquérir l’affirmation
NIETZSCHE CONTRE HEIDEGGER
142 - l’idéologie du signifiant = une idéologie de la reproduction comme automatisme de répétition qui est la plus subtile parodie de la production positive des agents politiques, une politique du Maître pour le Maître - Wagner et le signifiant mythologique, Wagner et l’histrionisme du signifiant, n’est-ce pas la cible de Nietzsche? - une idéologie qui introduit dans la problématique de l’ER/VP des concepts transcendants pris de champs ontiques déjà constitués dans le champ de la représentation - -au lieu que la présence du texte (signifié) tourne autour d’une absence (castration), le non?dit ou l’impensé de la problématique-nietzsche marque l’irruption de l’indifféranciation positive du Corps plain qui a déposé signifiant et signifié - la problématique-n, ce n’est pas non plus la rhétorique, la fiction ou le mythe! - Nietzsche ne peut que souffrir d’être traité selon le schème structural de l’absence : l’ER n’est pas efficace par son absence, mais par sa résistance aux pouvoirs dominants -
LE DECLIN DE L’ECRITURE
198 - le formalisme logique est l’alibi de rigueur dont se couvre l’exténuation structurale du désir, le S ne donnant lieu tout au plus qu’à cet ‘alibido’...
215 - pas d’autre nihilisme du S que celui de son propre déclin
220 - toute l’accumulation des effets signifiants ne fait pas la moindre production de matière
230 - l’’affirmation’ du S suppose son dédoublement politique, sa duplicité: elle en tire de nouveaux effets ‘en’ le détruisant - à l’inverse la surexploitation du signifiant par lui-même, sa volonté de volonté n’est que la parodie, sur le mode de la consommation, de sa ‘consumation’ par le procès intense du devenir a-textuel - pas plus que l’Etre n’est l’être de l’étant, ou être de non-étant (Lacan) mais Etre qui répulse l’étant (Etre-sans-étant), la Coupure libidinale répulse la présenc du signifié et, non moins qu’elle, l’’absence’ du signifiant (structuralisme)
231 - la littéralité du signifiant (localisation et matérialité de la lettre : Lacan) ne déplace que faiblement la littérarité et son cercle vicieux - la barre de l’algorithme saussurien doit être arrachée à sa position horizontale, devenir une barre transsignifiante, étant entendu que ce qui passe par le travers du signifiant c’est le Corps réduit au tranchant de la Différance - cette ponctuation machinique ne produit aucun texte nouveau (cf l’aphorisme), n’ajoute aucune valeur nouvelle à la culture (capitalisation, progrès), mais donne les moyens de tout lire, tout écrire, de la rapporter à l’Autre comme à son déclin - pourquoi écrire encore et plus encore ‘renoncer’ à écrire, sinon pour produire de la matière? -
235 - le rôle du gardien du tombeau c’est de faire croire qu’il y a quelque chose à garder, le signifiant - et son problème à lui, c’est de s’assurer une ultime maîtrise, la maîtrise du rien plutôt qu’aucune maîtrise du tout - or le S n’est pas ce qui règle le désir, mais l’objet même d’un investissement de pouvoir et de libido

   

SOUVERAINETE

LE DECLIN DE L’ECRITURE
96 - les rapport d’interprétation et d’évaluation violentes qui règnent entre les ‘objets partiels’ du texte définissent celui-ci comme ‘formation de souveraineté’
AU-DELA DU PRINCIPE DE POUVOIR
166 - moment du pouvoir-être qui définit le pouvoir comme intention- d’être, cad S. sur un corps (≠ justement de ‘pouvoir-sur’ ou domination) - ‘sur’ indique ici l’intentionnalité continue du fractionnel ou de la Résistance active, le rapport immédiat à, sans généralité médiatrice comme l’impliquerait une technique
286 - S. = autonomie non?rationnelle, qui résiste au besoin d’un métalangage des Rapports de pouvoir - l’Etre conquiert une autonomie (= S.) lorsqu’il est produit sans médiation dans la stricte dépendance de l’Autre immédiat

 

STRATEGIE

MACHINES TEXTUELLES
126 - S. désigne un ensemble non clos de gestes et d’opérations à effectuer pour produire certains effets déterminés de textualité - 2 fonctions corrélatives : 1) agressive (attaque d’une déconstruction, entame d’un texte) 2) défensive (technique de ruse, de détour, de stratagème, refus de la rappropriation) - notion de ‘négociation’ (ccf. négocier un virage) - une nouvelle pratique de l’’attention textuelle’ comme système ouvert de règles, non pas de la production d’un texte ou de sa formation (Foucault), mais règles de la ‘générativité’ textuale et destinées à travailler les textes dans leur force d’écriture - la stratégie n’est pas mise ici au service de la ‘coupure spécifique’, parce qu’elle ne procède pas par condensation et déplacement des déterminations et qu’elle propose une surdétermination des opérations et des effets qui ne doit rien à une logique structurale - pas de stratégie sans une inégalité de valeur des méthodes et d’abord sans inégalité d’entame et d’inscription - la S. est l’ensemble des règles d’intervention, sous les conditions de leur ré-inscription, des effets critiques déposés dans le texte métaphysique - le vrai problème est de savoir si la nécessité stratégique est elle-même ou non entièrement stratégique :  entre une nécessité ‘stratégique’ qui impliquerait un signifié majeur ‘stratégie’, et une stratégie ‘nécessaire’ qui rend inévitable une certaine saturation sur ses bords avec des fonctions logocentriques de résistance à la ré-incription, l’on choisira la deuxième formule - en réalité l’introduction de la stratégie donne à la déconstruction son style, sa pratique d’intervention militante, mais signifie qu’elle ne forme pas un procès auto-producteur, radicalement sujet de lui-même - la S. ce serait donc le rapport des nécessités logocentriques du présent, dans leur épaisseur, leur absence de générativité, avec l’historicité pure de la différance - on ne peut donc confondre la stratégie avec un procès : il y aurait dans ce cas un conflit interminable des forces textuelles, mais ce caractère interminable ne serait-il pas la dette infinie d’une répétition encore imprégnée de négativité? - ce n’est donc que la ‘schématisation’ de la répétition absolument générale et différantiale dans la temporalité exotérique (c’est d’ailleurs toute la déconstruction qui doit être comprise comme une modalité restreinte de la répétition générale affirmative ou du procès de la volonté de puissance)

 

STYLE

LE DECLIN DE L’ECRITURE
96 - dans des textes qui restent indicatifs, qu’il faut problématiser et apprendre à lire comme symptômes, N. suggère une interprétation pulsionnelle de l’écriture par le biais de l’inscription physiologique du texte et du style comme ‘allure’, rythme ou ‘marche’  - réduction des éléments phonématiques, syntagmatiques, prosodiques à un jeu de pulsions (ce qui ne veut pas dire réduction de la pulsion au souffle, au rythme, comme on a pu le lui reprocher)
112 - cf. fluance
142 - question de qualité, donc de syntaxe, des pulsions, brefs des procédés de coupure - = le texte comme totalité des effets tirés par une pulsion active - ce n’est pas seulement l’écrivain, c’est aussi le lecteur qui doit être un styliste : N. assigne expresséménent comme origine aux règles du style de fonctionner comme sélection des lecteurs, de constituer des épreuves et des problèmes - sans commune mesure avec un problème de forme, le style est un problème de surfaces, d’effets - il convient d’abandonner la vieille problématique de la ‘figure’ pour celle du bord dédoublé, suspendu sur lui-même et généralisé : toute bordure est une ouverture, positivité d’un supplément d’objets partiels qui relance incessamment l’’interprétation’ - le style réside dans la capacité de rendre problématique, cad multiple ou minoritaire, un texte (non pas toutefois indéfiniment ou intermnablement : car le texte réussi comme aphorisme amorce un procès de détextualisation)
148 - la marque du style supérieur est dans ce qui le distingue d’une certaine théâtralité de l’expression - il y a dans le grand style la possibilité d’une finitude, d’une sobriété mortelle de l’écriture
15O - le style comme quasi-cause interne de la langue - à l’insistance de la lettre (Lacan) nous opposons la résistance du Corps minoritaire, a-littéral
151 - toutefois la stylistique généralisée est elle-même subordonnée à l’écriture généralisée - la fonction spécifique de l’Autre est remplie par l’écriture plus encore que par le etxte (notion mixte) - la langue se re-produit comme style, mais le style a à devenir écriture
155 - avec la fonction de la réitération écrite chez Sade, Klossowski semble prétendre épuiser le point de vue nietzschéen sur la question, soit la portée de la Coupure libidinale, et d’autre part tirer la conclusion de l’usage nécessaire de la syntaxe classique pour qui veur produire et communiquer des simulacres contraignants - les interdits de la syntaxe classique, loués si fort par N., produisent bien une réitération, mais c’est subordonner une fois de plus la répétition (devenue celle de l’identique, et obsessionnelle) aux codes de la re-production - K. part d’une figuration préalabre des pulsions en mode scénique, et son idéalisme le conduit à privilégier les éléments machiniques (ici scopiques) sur les éléments matériels - (stéréotyques classiques ou travail du signifiant, ce sont deux modes du même style phallique) - les phénomènes de répétiton stylistique ou de réitération écrite des stéréotypes se bornent, comme n’imprte quelle répétition dans la représentation, à produire, telle une censure, un noyau phantasmatique ‘incommunicable’ (K.) - or ce noyau, que la syntaxe classique serait à même de démasquer (“d’où l’effet de disproportion entre l’incongruité phantasmatique et sa localisation dans les termes stéréotypés qui l’exibent sous prétexte de l’escamoter”), ce phantasme obsessionne recouvre et masque en réalité le Corps aphoristique intense
161 - en fait l’enjeu matérialiste est double et unique : 1) affirmer la souverainté à-venir du style aphoristique, 2) affirmer le déclin du style même
164 - il y a bien toujours des stéréotypes, mais dans l’optique matérialiste, ils concernent autant le style classique que le style ‘textuel’ moderne, puisqu’ils se rapportent uniquement au déclin du style : en effet leur répétition n’est pas interminable, ne forme pas un cycle indéfini d’échanges - les invariants des codes stylistiques, mais aussi des pratiques signifiantes sont consumés comme affects et retournent au sujet - l’affect est ce qui ‘reste’ du style et de sa destruction
167 - quant à la thèse de K., on parlera de ‘pratique humoristique’ (comme l’on parle de pratique de la déconstruction) ≠ de l’humour édidemment

 

SUJET

MACHINES TEXTUELLES
261 - le sujet de l’écriture a perdu le cynisme du sujet critique que ne regardait le conflit de la métaphysique que de loin et retranché sur la fameuse île de la vérité ou sur les gradins de l’arène - sa part d’initiative consiste à ‘s’inscrire’ dans la faille des textes
281 - cf. intentionnalité
287 - la structure de la réflexion, de l’ego, est marquée par la négativité : même la coïncidence du cogito est un rapport à soi médiatisé par l’extériorité et la négativité de ce qu’il n’est pas (cf. le doute)
289 - il n’y a pas d’’optique’ du simulacre, alors qu’en tant que sujets constitués dans le milieu de la transcendance, nous voyons toutes choses en un miroir (représentation, etc)
NIETZSCHE CONTRE HEIDEGGER
110 - cf. éternel retour
LE DECLIN DE L’ECRITURE
1O5 - à la pointe d’alacrité du désir où il est reversé au Corps a-textuel, un signe ne représente plus rien pour un autre signe : ni un signifié ni même un sujet (lacan) - non parce que le sujet n’est pas en cause, mais parce qu’il ne s’agit plus d’un rapport de représentation
AU-DELA DU PRINCIPE DE POUVOIR
25 - du sujet minoritaire, 2 fois clivé - 1° en tant que produit d’une ‘subjectivation’ qui est une refente positive : énonciation minoritaire ≠ manque ≠ spaltung analytique - 2° + d’une ‘sujetion’ historique effective
43 - cf. machinique
62 - rappel des 2 premiers Au-delà du P. : Résistance et Révolution - le 3è est Jouissance ou Subjectivation, cad production du sujet - rappel des 2 premiers P. : Domination et Fascisation - le 3ème est Assujettisement (et donc ≠ de la subjectivation lacanienne) - d’où son ‘problème’ : comment, sur les 2 modes du pouvoir et de son Au-delà, accompagner tout rapport de pouvoir et en faire sans exception (hors situation donnée) l’objet d’une expérimentation? -
63 - au commencement du cycle du sujet, les ‘masses’ (cf.)
82 - c ‘est par le devenir-égal des masses au Corps de la révolution et à ses potentiels qu’un peu de la jouissance produite ‘avec’ elles (au premier Au-delà) passe par le défilé de la Lutte et arrive jusqu’au sujet ou arrive, par-delà ce procédé, ‘comme’ sujet du cycle, comme le reste de la Résistance des masses
87 - le sujet politique, chez Lénine, falsifié et figé dans le forme d’une ‘conscience’ de parti
212 - déterminer la 3ème modalité du pouvoir-d’interpréter (après la compréhension et l’explicitation), celle qui définit la consommation du sens dans un sujet - ou plutôt une ‘production’ de consommation car il ne s’agit pas de reconduire à l’idéal de conservation et d’appropriation du sujet (pas davantage au sens défini comme corrélat de privation et de manque d’une chaîne signifiante) - en fait le ‘sujet’ se réduit à cette 3me modalité du procès, il n’en est pas le bénéficiaire -
215 - le contenu matériel effectif du sujet, c’est seulement ce qui reste, mais sans ‘subsister’, des disjonctions et des inclusions de la chaîne machinique lorsqu’un projet de pouvoir quelconque, porté par la libido, investit le Corps de l’Etre  et le transforme en Champ transcendantal de pouvoir - le sujet minoritaire, c’est le résidu de la fausse unité du pouvoir et de la libido, résidu ‘affecté’ (cf.) au sujet qu’il affecte, et qu’abandonne sous forme de multiplicité cette spèce originale de réduction transcendantale produite par les disjonctions (déplacements) et les inclusions (condensations) - le sujet n’est pas ce qui est ‘représenté’, c’est ce qui est ‘joui’ d’un pouvoir intentionnel fractionnel à l’Autre - continuité spécifique de l’Un, produite de part en part - (cf. l’Un des masses comme corrélat de l’objet (r))
217 - le sujet ne peut pas être exactement défini comme consommation dans la mesure où l’herméneutique mineure reconnaît au contraire que le sens contient un degré d’inconsommabilité, qui correspond au degré zéro du pouvoir dominant
263 - le sujet heideggerien reste dans les rêts de la sujectivité ‘assujettie’ (Existence) sans atteindre au concept d’une subjectivité ‘subjectivée’ (d’où sa distinction tranchée entre l’être (homme) intéressé au sens de l’Etre et l’étant quelconque indifférent à son sens d’être

 

SUPPLEMENT

MACHINES TEXTUELLES
72 - cf. signe - le supplément ne se réduit pas à la ‘fausse totalité’ différantiale (par ex. le signe déconstruit) ‘posée’ provisoirement dans l’outre-clôture, il est le produit complexe du double mouvement de la clôture et de  l’outre-clôture - la supplémentarité est vouée à la complexité dans sa syntaxe interne, son articulation doit déjouer le caractère éventuellement positionnel de l’outre-clôture - on ne peut donc la réduire à n’être qu’une loi formelle
173 - la logique inouïe du supplément ne fonctionne qu’à être renfermée dans les limites du fini, du même (≠ identique) ou du Corps de l’écriture : l’extériorité du supplément est un ‘événement’ dans l’immanence du même

 

SYMPTOME

MACHINES TEXTUELLES
28 - cf. signe
LE DECLIN DE L’ECRITURE
196 - la mise à-la-référance du fétichisme, de la sublimation, de l’idéalité signifiante, les rapporte à une apparance objective (un inconscient non chiffré, et pas plus à déchiffrer) ou à l’économie d’un S  ‘généralisé’ dont la syntaxe est la surdétermination intense - ce S est la loi de l’événement politique en Corps plain
AU-DELA DU PRINCIPE DE POUVOIR
239 - la notion de S. ré-introduit-elle le signe et le primat du discours auquel Nietzsche aurait finalement réduit toute l’expérience, interprétant sémiologiquement toute la culture que Hegel avait interprété dialectiquement? - mais S. signifie ici ‘effet’ et renvoie de toute façon à un processus de production et d’interprétation d’effets qui ne doit rien à la linguistique

 

SYNTHESE

PHENOMENE ET DIFFERENCE
9O - cf. différence
195 - la synthèse non-construite (cad non celle de l’imagination ou post-factum, qui reproduit la dualité tdt dans l’acte même où elle prétend la surmonter), celle des données immédiates du phénomène, ne peut se concevoir que comme ‘ambiguïté’ plutôt que comme identité ou immanence
MACHINES TEXTUELLES
161 - si la ré-(pétition) double et excède le renversement, c’est qu’elle est une synthèse de clivage et de refente qui transforme les effets structuraux du renversement pour les re-distribuer ‘en même temps’ qu’ils sont produits
NIETZSCHE CONTRE HEIDEGGER
110 - cf. éternel retour
182 - Nietzsche occupe les positions dialectiques de la contradiction par le moyen de son concept de la ‘hiérarchie’ - les synthèses de cette production a-technique forment des des inclusions disjonctives sans intériorité, des rapports de subordination et de domination sans la médiation des géénralités de la présence : parce que mêmes comme hiérarchie, elles entretiennent un rapport constituant à l’Autre - au contraire, la synthèse de ‘co-appartenance’ telle que H la projette dans N, est sans dissymétrie ni ouverture réelles, mais amortie par la médiation de l’immédiat=de la présence
189 - les 3 S, où le devenir (1) et le revenor (2) se réconcilient dans l’à-venir (3) du sujet (cette pure é-motion) -
198 - la 3ème synthèse n’est pas à côté des autres, mais l’inclusion de la première dans la seconde

 

SYSTEME

MACHINES TEXTUELLES
57 - constitution des ‘configurations historico-systématiques’ : d’abord le traitement des significations (thèmes, concepts, etc) par le recours à des méthodes structurales (invariants, différences, etc) - puis le réseau ou le sytème des significations est rapporté chaque fois à l’unité d’un signifiant sous les conditions de l’inséparabilité des deux faces du signe, ce qui assure une communication croisée (technique du chiasme) de l’organisation des significations où est pris tel mot et de sa détermination de valeur en tant que signifiant - les contraintes structurales sont préservées, dans un premier temps, ne serait-ce que pour débouter les totalisations dialectique ou herméneutique - chaque concept se réduit à une ‘valeur’ différentielle dans un système (à la fois son champ de connexion et sa place dans le système), valeur et non ‘parole’ fondatrice ou phonie
59 - cette primauté de ‘configuratif’ sur le sens (et même sur le problématique : Deleuze) n’épuise pas les possibilités de la déconstruction, car tout dans la structure se détourne à texture - nécessité d’une intervention d’effraction, après la structuration - déssaisissement de tous les couples & instances (auteur, signature, corpus) dont les procédures de ‘création’ ne sont qu’une variété idéologique - (d’où ces valeurs étranges comme ‘époque’, ‘époché historiale’ qui s’attaquent à l’épistémé) - problème de la clôture : à la fois impossibilité de clôturer le système des significations et possibilité d’instituer des clôtures locales et provisoires - la fonction d’outre-clôture (du signifiant : puisque c’est bien la répétition du ‘même’ mot à des places différentes qui perturbe le système des significations : la déconstruction se fait alors, entre autres, contre la traduction qui nie tout rapport citationnel interne au signifiant) venant fracturer le système - alors l’histoire est invoquée (stratégiquement) comme limitation du caractère conventionnel du signifiant, et le système contre une conception étymologiste de l’histoire du sens
135 - cf. paléonymie

 

TEMPS

NIETZSCHE CONTRE HEIDEGGER
236 - le rapport de Différance, qui contient la possibilité de toutes les dimensions de la temporalisation, s’inscrit sur le Corps-sans-présence-del’Autre qui le machine selon les trois extases (et synthèses) temporelles : historicité de part en part, épochalité, espérance ou à-venir - il faut renoncer contre H au primat ontico-ontologique du temps et le re-marquer en une souveraineté de la libido comme temporalité intensive contre tout ce qui, dans la temporalité ‘pure’ ou a priori, comme forme ou horizon, réfléchit encore de présence- l’Etre ‘comme’ temps, d’où subordination du temps non pas à l’Etre, comme présence, mais à la VP - l’à-venir comme temporalisation spécifique de l’affirmation de l’Autre en tant qu’Autre (l’Autre machnique, non existential ou symbolique)

 

TEXTE-TEXTUEL-TEXTUAL

MACHINES TEXTUELLES
intro - textuel : représentation linguistique du texte - textual : fonctions ou machines a-signifiantes du texte, ou son fonctionnement transcendantal - a-textuel : indifférance active de la généralité de l’écriture au texte) - une des métamorphoses ou spécification de la Volonté de puissance : ici comme processus de production, reproduction, et consumation des signes (effectuation de l’intensité dans les signes)
29 - cf. écriture
65 - la positionnalité du signe appartient à la présence, il faut donc absolument éviter de fonder une nouvelle théorie du texte (textologie) qui reposerait sur un nouvel être-réel du texte - la ‘scène de l’écriture’ est d’une autre portée, d’abord parce qu’elle ne réunit pas les deux pratiques du signe (histoire et système cf. : la textualité est une force à la fois génétique et différentielle) en une théorie unique : c’est le même texte qui à la fois remet en scène et arrête la communication des valeurs - le texte c’est la composition plurielle (mieux : duplice) d’une force de clôture et d’une force de fracture - site non représentatif mais immanent - la spécificité du textual (même pas la polysémie : à déconstruire) = sa plus grande généralité , celle de la “graphique de la supplémentarité”, cad toute la réalité ‘possible’ (?) de la langue
77 - tout texte comporte par soi, sur un mode plus ou moins restreint, ‘de’ la D. ou est une D. en cours de lui-même comme rapport à ‘tous’ les autres textes
LE DECLIN DE L’ECRITURE
73 - l’essentiel : la mise en rapport interne du signifiant avec son déclin - le seul problème sérieux du texte n’est pas celui de sa spécificité ou de sa différence spécifique dont s’accomode la sémiologie, c’est celui de sa différantialité
79 -  subordonner les valeurs textuelles aux fonctions libidinales suppose deux opérations : le renversement, mais du réactif à l’actif, plutôt que du signifié au signifiant, et la ré-inscription au Corps libidinal - soit, ensemble, la ré-activation et la ré-affirmation
96 - les rapport d’interprétation et d’évaluation violentes qui règnent entre les ‘objets partiels’ du texte définissent celui-ci comme ‘formation de souveraineté’
207 - que l’Etre comme etxtualité ou écriture générales tourne autour d’un noyau ‘ontique’, c’est inévitable, tout le problème est de savoir si on le laissera fonctionner comme étant (signifié), comme néant-d’étant (signifiant de la linguistique et de la chaîne symbolique), comme étant néantisé (Heidegger), voire comme valeur différée et rongée à l’état de simulacre (>Derrida), ou bien si la Différance parviendra à se subordonner cette valeur dans une hiérarchie sans médiation, sans un corps à corps politique
217 - la notion d’écriture ‘textuelle’ reste tautologique et ne met pas en cause les pouvoirs dominants de la T, ou ne la rapporte pas à sa cause ‘véritative’, cad révolutionnaire et de résistance, telle qu’elle inclut sa mort - faute d’une définition politique interne du signifiant, il n’est pas rare de les voir foncer tête baissée et queue basse du signifiant entre les jambes vers le pire des activismes
220 - l’intertextualité reste tautologique, une généralisation vicieuse de la textualité, elle se fonde sur des processus sémiologiques qui restent asservis aux unités minimales statiques, tandis que la transtextualité effectue et pense le mouvement textuel comme mouvement réel, comme ‘fluance’ (cf.)
231 - cf. signifiant

 

THEORIE

MACHINES TEXTUELLES
216 - qu’il y ait une théorie possible ou plus simplement un signe qui fonctionne comme ‘apparance’ d’une théorie (simulacre de théorie), cad à la fois comme T., production de cette T. comme simulacre et de cette T. comme T. du simulacre de T., il ne peut être question de le montrer ici, mais ce paradoxe est celui de l’Eternel retour et de la Volonté de puissance
245 - prendre la pratique-théorie de la textualité générale, ou la doctrine de la répétition, pour autre chose qu’un simulacre de pratique-théorie ou de thèse, c’est l’enfer métaphysique des épigones
LE DECLIN DE L’ECRITURE
11 - cf. problématique
21 - rapporter la théorie à ses limites, la faire tirer à chaque instant toutes ses conséquences, c’est reconnaître la théorie comme pulsion - comme dit Nietzsche, la pouser à l’absurde - de ce point de vue, le MM est une hypothèse (quoi de plus ‘théorique’ qu’une hypothèse?), un schème immanent dont il faut tirer le plus d’effets possible jusqu’à ce qu’il soit dénoncé comme théorique, jusqu’à ce qu’il trouve sa ‘vérification expérimentale’ cad sa mort ou son déclin comme code dans un ‘affect’ où se consume en jouissance la théorie
76 - 3 usages de la problématique de la C. libidinale : 1) un système d’intervention ou de prise de parti en faveur des positions politico-libidinales, 2) un style d’affirmation plutôt que d’intervention, de stratégie plutôt que de programme, marqué par la primauté du point de vue ‘contemplatif’ ou théorique, 3) un style qui fait des thèses de la C. un usage de ‘jouissance’ : il n’exclut pas les précédents, mais il marque, dans le couple du pratique et du théorique, la souveraineté du second, soit, désormais, du procès concret sur ses moments pratiques ou théoriques isolés et abstraits - ce qui définit précisément le sens et les limites de la théorie avancée, laquelle est subordonnée finalement aux synthèses matérielles de souveraineté, cad lorsqu’elle est incorporée au Corps-de-l’Autre- = ce que Nietzsche appellait l’incorporation’ du savoir, cad son inscirpion sur le corps en tant que, par tous les points et les organes de ce corps, passe, mais sans s’y réduire, le Corps de l’inconscient ou Corps-de-l’Autre
247 - cette débauche de théorie ne me fait aller nulle part : c’est bien ce que quelques uns me reprochent, et qui m’encourage à persévérer - la théorie comme pulsion affirmative ne s’oppose plus à la non-théorie ou à l’aafect, elle se consume ‘comme ‘affect
254 - ce qui m’intéresse ce n’est pas une certaine ‘pratique’, mais le type d’affect où se vérifie comme expérimentalement ma pratique de l’écriture - je fais donc flèche de tout bois, n’étant qu’une machine à relancer ce qu’elle saisit au vol, du type arc ou lance-pierre, tantôt fronde et tantôt canon - c’est pourquoi à défaut d’existence, de présence ou de propriété, (j’ai) une insistance philosophique
266 - penser est une pulsion, un corps et une passion, rien d’autre, et c’est la seule manière de rendre la pensée pensante ou ‘matérielle’ - fusion de la libido et de la théorie de la libido au sens d’un devenir-matériel de la pensée (≠ des matérialistes comiques du 19è qui faisaient ‘sortir’ la pensée de la matière) - la matérialisation de la pensée elle-même est le seul objectif politiquement ‘sérieux’ de la philosophie

 

THESE

NIETZSCHE CONTRE HEIDEGGER
129 - l’introduction du style de la thèse doit d’abord évoquer quelqu’intervention ‘pratique’ -  - le MM les reproduit comme affirmations plutôt que comme positions, ou encore, comme synthèses plutôt que comme thèses - cf. 131 problématique
AU-DELA DU PRINCIPE DE POUVOIR
28 - dogmatiques pour une pensée dogmatique, les th. peuvent être d’une grande plasticité, indissociables des effets qu’elles sont censées produire, bref des ‘machines’ stratégiques, des schèmes ou des ‘rapports fractionnels’ - la ‘théorie’ et la ‘production’ matérielle théorique sont ajointées à l’objet (r) : l’origine et le but d’une thèse ne forment un cercle ou ne sont identiques que depuis cette machine qui ne ferme la thèse que de l’ouvrir

 

TRACE

MACHINES TEXTUELLES
108 - la trace st d’abord le mouvement de double marquage dans la déconstruction (cf. chiasme), et se produit à partir du jeu différentiel des ‘méthodes’ plutôt que d’une réflexion de condition ou d’abstraction d’essence
167 - la trace n’est pas isolée, épurée et reconstituée en une instance transcendante, mais forme un champ transcendantal non subjectif de l’écriture immanent au logos lui même produit à l’état d’effet ou d’apparance - l’altérité est efficace depuis l’intériorité toujours brisée du même -
171 - le texte inscrit ne conclut pas directement de la relance signifiante généralisée à l’affirmation de la trace - celles-ci ne doivent d’ailleurs pas être opposées mais ‘articulées’ comme le ‘négatif’ et l’’affirmatif’ (≠ positif) - mais cette articulation ne procède pas par ré-inscription de l’ordre du signifiant : elle marque le saut, la distance entre l’une et l’autre, mais ce saut n’est qu’une manière neutre de réquérir l’affirmation - la répétition de la trace est l’opérateur qui déplace la perte structuraliste du centre
211 - le zéro textual est le lieu sans lieu, le pays sans patrie de la ‘non-philosophie’

 

TRANSCENDANTAL

PHENOMENE ET DIFFERENCE
141 - le risque de régression et de naïveté ne peut nous empêcher de préférer, à tout prendre ou à tout perdre, le saut d’une ontologie non-tdt, à ces ‘misérables subterfuges’ que sont les tentatives d’une philosophie réduite à varier H eidegger - il ne s’agit pas non plus de faire le contraire, c’est la philo tdt qui pense par contraires - il y a une immanence et une immédiation autres que celles qui appartiennent au savoir absolu et à la vie originaire de l’ego selon M. Henry
MACHINES TEXTUELLES (à parir de là, L. ne parle plus du même tdt, mêlé de transcendance)
intro - absous d’une problématique de l’objet du sujet (qui lui est assujetti) - = la répétition en tant qu’elle dépend de la différance produite-productive (immanence des extériorités différanciales) - par ex. la répétition de la différance textuelle est T.
23 - porte sur des fonctionnements et non sur des conditions - ici toujours plus ou moins ‘paléonymique’ (cad style de parodie et de mimétique)
46 - re-marquage du motif T. : ici le T. (servant à ‘dépasser’ les pratiques ‘anarchiques’ ou négatives de déconstruction) n’est pas une condition extérieure de possibilité, garantissant de l’extérieur la travail de la ‘trace’, mais la quasi-cause rigoureusement interne (de) la trace comme texte - le T. fonde la généralité de l’économie différantiale, cad n’est pas identique à son extension - en dehors de cela, la D. devient un ‘carnaval de masques’
49 - moteur interne de toute rature, et de la rature de l’archie T. elle-même - marque l’articulation de la trace (cad son ‘fonctionnement’) au logos
LE DECLIN DE L’ECRITURE
3O - l’Autre en est le constituant de manière uni-latérale

 

UNITE

PHENOMENE ET DIFFERENCE
- 29 cf. vue, cf. expression - la schématisation n’aboutit qu’à une unité impuissante, dialectique et refuse l’unité comme expression qui, certainement, conduit à une métaphysique pré-critique de l’infini qu’elle ne peut accepter - même l’identité spéculative censée produire la synthèse de la forme et du divers ne peut y parvenir : la preuve en est que l’identité se fait identification dialectique et donc temporalité (laquelle est appelée par l’échec de la synthèse)

 

VALEUR

NIETZSCHE CONTRE HEIDEGGER
l’auto-affirmation de la différance pour et par la libido qui s’épuise à la produire, signifie que la V nietzschéenne fonctionne non plus comme simple ‘point de vue’, perspective ou valeur vitale (eidétique, en fait), mais comme le moteur produit-producteur, déterminant-déterminé, comme l’unité de type machinique du pouvoir et de la libido -
223 - H n’arrive pas à donner un sens radical au trans- de transvaluation - au moment où l’on croit qu’il sait subordonner la négation à l’affirmation, il en fait le moteur de la transmutation, qui reste alors suspendue dans le nihilisme
AU-DELA DU PRINCIPE DE POUVOIR
148 - chez Nietzsche, ‘transvaluation’ n’a rien à faire avec les ‘valeurs’ au sens spiritualiste - c’est une catégorie à interpréter : plutôt la production ((processus matérialiste) effective de nouvelles valeurs, cad de potentiels de détermination des Rapports de pouvoir
289 - le législateur devient le sujet de l’interprétation compris comme ‘évaluateur’ de la valeur matérialiste d’un rapport de pouvoir donné

 

VERITE

LE DECLIN DE L’ECRITURE
72 - (cf. science) - la pensée du texte se meut du savoir ‘à’ la V., du savoir textuel en cours de déconstruction, à la la V qui s’y ‘investit’ sous la forme d’un rapport d’inscription (codage et décodage) des opérateurs linguistiques au Corps politique - bien sûr la V comme jeu d’inclusion et de disjonction des deux grandes fonctions topologiques (inscription et refoulement primaire) ne nous dispense pas des techniques et des sciences du signe - donc contre les idéologies linguistiques du texte, dégarger la matérialité topologique, la corporéité libidinale de la V qui détermine en dernière instance un texte jusque dans ses couches formelles
233 - à la figurabilité signifiante du Corps intense (Lacan), et négative (“la trace d’un néant”), correspond le corrélat de la V comme fiction, qui n’est qu’un avatar de la sublimation - destruction du signifiant et celle de la V comme fiction, même combat

 

VOLONTE DE PUISSANCE

MACHINES TEXTUELLES
intro - non une énergétique abstraite mais une libido intensive - principe plastique à la fois plus universel et plus concret que la libido psy - (cf. machinique)
NIETZSCHE CONTRE HEIDEGGER
45 - la critique anti-nietzschéenne confond la VP avec une énergie naturelle (freudiens), donc aussi avec une énergie maîtrisée techniquement (Heidegger) - la VP signifie au contraire qu’il n’y a pas de désir naturel antérieur à la loi, et pas davantage de loi antérieure au désir - les pulsions actives, de rébellion ou de résistance, peuvent seules interpréter la VP comme matière libidinale qui affirme sa différance ou son altérité radicale par rapport à l’opposition dérivée nature/technique - l’affirmation au sens de N, comme production par/pour les forces révolutionnaires, exclut par définition toute ‘position’ de désir, cad la condition d’une ‘nature’ (fût-elle technico- symbolique) de l’inconscient qui serait le paradis de la Maîtrise - VP signifie une production de désir qui renverse et remarque l’opposition de la nature et de la loi, du réel et du signifiant
95 - le problème est de détermienr le contenu de la VP (de la matière) comme essance productive de l’ER : il faut bien donner un contenu minimal à ce procès pour qu’il puisse fonctionner - il suffit de rappeler les 4 différantiaux : activité et réactivité (comme qualité des organes partiels de pouvoir), affirmation et négation (comme qualité de la volonté de puissance) - la ‘primauté’ de l’affirmation (= pléonasme, de même qu’avec ‘souveraineté’, ‘puissance’) s’explique par sa situation de supplémentarité par rapport aux organes partiels de pouvoir, le fait qu’elle se confonde avec la non-négativité absolue du chiasme (Heidegger et une bonne partie de la philo contemporaine utilise la puissance critique du chiasme, d’une cartaine manière) - reste que VP est un masque (celui de la volonté métaphysique : le contre-sens heideggerien) pour une version intempestive de la libido, une mouvance, un flux, cad une matière intrinsèquement politique (de même que sous le nom d’ERM, il faut lire ERA..)
193 - volonté de volonté : prodigieux contre-sens de H, car il fait des ‘positions’ libidinales de N une répétition, à un renversement près (sans presque de ré-inscription) des positions grecques (l’energia, etc), une libération de la prépotence de l’étant contre la souveraineté de l’Etre

 

VUE

PHENOMENE ET DIFFERENCE
25 - étant un quasi-poème, ou quasi-organisme, l’oeuvre de R demande à être comprise d’emblée immédiatement à la manière dont peut peut être saisi globalement le sens constituant d’un donné - cette méthode, nous en formulons le concept majeur comme ‘vue’, terme emprunté à 2 penseurs pénétrés d’esprit biologique, Goethe et Goldstein - la connaissance bio selon Goldstein doit aboutir à une image qui n’est pas une synthèse fondée sur des phénomènes particuliers, ni non plus le produit d’une induction : “nous cherchons une ‘idée’ à partir de laquelle toutes les particularités deviennent compréhensibles” - transposons cette méthode à l’oeuvre de R, en l’enrichissant des notions voisines d’image-schème (1) et d’apriori matériel (2) - 1) deux traits distinguent la ‘vue’ de la ‘transposition sensible’ du ‘schème pur’  opérée par Heidegger : elle est moins objectivante que le schème, et la dualité de l’intuition et du concept y est plus radicalement surmontée - la vue dont parle H est l’image que l’imagination pure forme de l’horizon pur ou des étants, en tant qu’elle rend perceptible l’horizon pur, elle se définit comme ‘offre’ et ‘ob-jection’- certes ce n’est pas une visibilité ontique, mais étant produite par l’imagination elle reste de l’ordre de la représentation, et son essence, si elle n’est celle de l’objet, est du moins celle de l’ob-jectivité - au contraire, ici la vue implique l’empiètement réciproque du sujet et de l’objet : la vue ‘dans’ la chose n’objective pas ce qui est vu - ensuite, cette détermination de la vue comme transposition sensible transpose précisément le ‘comment apparaît en général la chose’ (schème de l’intuition) à l’objet intuitionné, mais cette généralité n’est pas visée elle-même thématiquement, seulement latéralement - au contraire ici la distinction n’est que de degré et la règle (schème) n’est que la puissance de développement ou de désimplication du contenu visé : le rapport du concept et de l’intuition sensible n’est pas de subsomption mais d’’expression’ (cf.) (≠ transposition) - cher Heidegger, la dualité transcendantale resurgir subrepticement dans la forme de la corrélation intentionnelle : ici la vue comme expression supprime l’intentionnalité, le concept n’est plus la règle pour le contenu mais en quelque sorte la ‘règle intrinsèque’ du contenu (cf. le concept bergsonien de ‘dilatation’) - la vue devient un universel concret qui est le contraire de l’objectivité - vision qui est ‘voyance’, qui se fait dans les choses mêmes - la vue ainsi comprise pose le problème de l’unité en termes autres que transcendantaux, annonce le refus d’une ontologie de la finitude ou du temps, dont toute la validité
repose sur le présupposé et la dissymétrie tdt des termes opposés  - dissymétrie qui pourrait bien être l’impensé qui alimente les pensées de la philo tdt, l’intuition métaphysique et prétdt qui constitue l’irréfléchie de la philo tdt - 2) la vue n’est précisément pas un point de vue sur l’objet, mais une intuition concrète, et, bien que non objectivante, objective en ce sens qu’elle est prise ‘de’ l’objet - notion d’apriori matériel, réciprocité de la cohérence et de l’inhérence - ni l’intuition simple, ni le concept, mais le mouvement (dont la saisie duquel parle Bergson) dans son ‘expression’ esthétique (chez Ravaisson) ou comme ligne flexueuse - le mouvement flexueux est le grâce même ou ‘en personne’, elle est visible autant que spirituelle (à la ≠ de Bergson)
34 - la généralité de la vue n’a été ni décrétée comme la généralité d’un concept, ni obtenue par une induction réglée, elle résulte d’une fonctionnalisation interne, cad que l’accroissement de son extension coïncide avec le développement de sa compréhension (tandis que la fonctionnalisation de l’essence phénoménologique laisse identique sa compréhension)  
 

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