HOMME-EN-PERSONNE
Eglise - CF, 2002 - 86 - Il n'appartient à aucune église de statuer sur l'Homme-en-personne, de lui assigner ou de lui refuser un "royaume". Lui seul détermine en-dernière-identité, comme sujet non-décisionnel (de) soi, le sens de l'église et des sacrements comme organon. Soit le théorème qui résout le paradoxe de cette conception et marque la destruction du Principe d'Eglise Suffisante, l'église-sujet est autonome ou s'autorise d'elle-même à sa dernière détermination humaine près. C'est l'église-Christ, enfin. Retour : TUYAU > LEXIQUE LARUELLE > HOMME-EN-PERSONNE
Religion - CF, 2002 - 43 - L'homme (en-personne) est le seul être qui ne soit pas religieux comme un "animal" métaphysique doté d'une essence, mais qui pratique seulement pour cette raison une rapport religieux au Monde et fait de la religion un Monde. Seul un athée pratique, sans athéisme (doctrinal), un athée radical comme l'Homme-en-personne (...) peut rendre intelligibles Dieu et le Christ sans simplement y renoncer ou y croire. Retour : TUYAU > LEXIQUE LARUELLE > HOMME-EN-PERSONNE
Trinité - CF, 2002 - 40 - Le christianisme, mais plus encore la gnose, nous indiquent l'Homme-en-personne comme dernière identité pour une théorie de l'expérience religieuse. - On comprend alors que cette identité réelle et non transcendantale, l'en-Homme, soit le contenu phénoménal de ce que les théologiens ont cherché ) penser comme "personne" pour en constituer la Trinité. La personne constitutive des "trois personnes" théologiques véhicule les préjugés de l'anthropologie et de l'ontologie grecques (...), sans faire exception de l'Esprit Saint, équivalent de la suffisance auto-englobante de la philosophie (...). - 41 - En-personne signifie que le Monde est déjà lui aussi donné-en-Homme, plutôt que créé, et déjà déchu de sa folie de suffisance qui le décrète incréé à la grecque ou bien créé à la chrétienne. C'est pourquoi l'Homme-en-personne peut cloner (donner ou produire en-Un) à partir de lui un Fils, engendrer-sans-naissance un sujet. - On distinguera ainsi trois instances dites "en-Personne" : 1. l'Homme, par excellence l'Incréé-en-personne comme cause (...), 2. le Fils de l'Homme comme Christ Futur, qui est le sujet (...), 3. l'Amour Saint comme unition érotique des sujets-Christs. Tous sont des symboles non-conceptuels, ils ne s'opposent pas simplement aux concepts de l'onto-théo-logie mais en font plutôt un certain usage réglé par la dualité unilatérale. Retour : TUYAU > LEXIQUE LARUELLE > HOMME-EN-PERSONNE